Stimulée par de fréquents voyages à l’étranger et les paradoxes qu’ils mettent en évidence,
je suis très touchée par nos habitats, nos habitacles,
forteresses ou abris illusoires qui nous protègent des grands vents du monde.
Des alvéoles pleines de nos intimités compilées derrière les façades,
agglomérées en bloc ou alignées au bord des routes.
Des tensions s’en dégagent, des couleurs les irriguent,
des bouts de rêves transpirent des façades.
Je trouve là un formidable vivier de possibles à traduire en peinture et en sculptures,
expériences inédites à exploiter en imbriquant narration poétique,
transformations et phénomènes rythmiques.